| Circulaire de rentrée 2009 |
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A l’occasion de cette nouvelle année scolaire 2009/2010, je souhaite que soit remise à l’honneur l’appropriation à l’école des valeurs fondamentales de notre société polynésienne. Parmi ces valeurs, le respect, « FAATURA » en tahitien, mérite tout particulièrement d’être mis en pratique ou en apprentissage au sein de notre système scolaire et de la société toute entière. Cette notion de respect, dont les déclinaisons sont nombreuses, trouvera toute sa place au sein des diverses activités mises en œuvre au cours de cette année scolaire. Elle concerne tous les acteurs du système éducatif, ce qui permettra de réaliser des actions les impliquant tous : les élèves, les enseignants, les autres personnels, les parents et les partenaires éducatifs. La rentrée 2009 doit nous permettre d’inscrire dans la durée les impulsions récentes, afin de leur donner toute leur efficience éducative. Les orientations et les actions diverses mises en œuvre prioritairement durant cette année scolaire et déclinées ci-dessous s’inscrivent d’ors et déjà dans la dynamique de réactualisation de la Charte de l’éducation de 1992. A) DANS LE PREMIER DEGRE 1) La maîtrise des langues de communication b) L’équipement en matériel informatique nécessaire à l’enseignement de l’anglais au CM2 sur la Polynésie française continuera cette année sur l’ensemble des CM2 des écoles des circonscriptions de Moorea, des Îles sous le vent et des Australes dans une logique de continuité avec le secondaire, pour progressivement s’étendre aux autres écoles du Pays. c) La mise en œuvre d’un dispositif expérimental de maîtres surnuméraires au Cycle 2 concerne 26 écoles, réparties sur l’ensemble de la P olynésie française, qui bénéficieront cette année de la création d’un ou plusieurs postes d’enseignants surnuméraires. Leur mission essentielle sera de renforcer la prise en charge qualitative des élèves en difficulté en SG, CP ou CE1 pour que ces derniers puissent aborder les apprentissages fondamentaux, notamment la lecture-écriture, dans les meilleures conditions pédagogiques possibles. 2) La scolarisation des enfants porteurs de handicap et la prise en charge de la grande difficulté scolaire b) Les conditions de scolarisation des enfants porteurs de handicap seront améliorées par la création du cadre d’emploi des auxiliaires de vie scolaire (AVS) au sein de la fonction publique du Pays. Un renforcement des conditions d’encadrement des commissions de circonscription préélémentaire élémentaire (CCPE) et de la commission territoriale de l’éducation spéciale (CTES), ainsi que l’organisation d’un véritable réseau de transport scolaire adapté pour les élèves scolarisés ou orientés en classe de perfectionnement, en CLIS, en établissement spécialisé sont également en cours. c) L’encadrement de nos élèves en matière d’enseignants spécialisés (psychologue scolaire, rééducateur ou maître E) atteint cette année un taux supérieur à la moyenne nationale des départements. Cet effort conjoint de l’Etat et du Pays doit permettre de mieux prévenir l’illettrisme, notamment par un travail en équipe plus prégnant. 3) Les centres de jeunes adolescents (CJA) b) Les CJA continueront d’être accompagnés par les inspecteurs de l’éducation nationale de circonscription. Un inspecteur de l’éducation nationale sera chargé, conjointement avec un inspecteur spécialisé en enseignement technique, d’harmoniser les pratiques des enseignants et des MEP dans une logique de continuité avec l’enseignement professionnel d’une part, avec le monde du travail, d’autre part. c) 50 millions de FCFP ont été débloqués par le Pays pour rééquiper les CJA en matériel nécessaire à la formation des élèves en partenariat avec les communes dont ils dépendent. Cette mesure doit être reconduite en 2010. 4) Les Technologies de l’information et de la communication (TICE) 5) Pilotage des circonscriptions pédagogiques b) C’est encore dans cette optique que chaque Inspecteur sera destinataire d’une lettre de mission, d’un document contractuel visant à définir des stratégies adaptées pour atteindre les objectifs de politique éducative assignés par le ministère.
1) Je souhaite que l’on adapte mieux les pratiques pédagogiques au contexte polynésien. Ceci constitue une des avancées emblématiques de la révision en cours de la charte de l’éducation. Si les contenus des apprentissages restent largement communs avec ceux de l’école métropolitaine, les compléments et adaptations de programme, l’ancrage dans le contexte culturel polynésien, les processus spécifiques à l’accès aux savoirs des enfants de Polynésie doivent impérativement être connus et mis en œuvre par tous les enseignants dans tous les établissements scolaires. Le travail bien engagé d’adaptation du socle commun de connaissances et de compétences à la Polynésie permettra de donner des références communes à tous en ce domaine. J’ai demandé à la mission de coordination pédagogique (MCP) de renforcer le dispositif de formation en ce sens (fiche I). Par ailleurs, en accord avec monsieur le Vice-Recteur, les orientations disciplinaires proposées par les corps d’inspection de l’Etat sont annexées à cette circulaire (fiches IX). 2) En matière de vie scolaire, il nous faut poursuivre et renforcer nos efforts pour promouvoir la participation des élèves à la vie de leur établissement, et pour lutter contre l’absentéisme, la déscolarisation et les conduites addictives. Ces trois maux souvent liés, voire intriqués, rongent la scolarité d’une part non négligeable des élèves. Les initiatives entreprises allieront prévention, démarche qu’il convient de toujours privilégier, et, en tant que de besoin, répression. Si dans certaines situations des sanctions s’imposent, je vous invite à y recourir avec doigté, esprit d’explication et volonté de toujours donner une nouvelle chance après la sanction. Le dialogue avec les parents, surtout les plus éloignés de la culture scolaire, constitue une priorité (fiche II). 3) Les spécificités géographiques de la Polynésie font qu’un élève sur dix est interne, pour certains dès l’âge de dix ans. Une proportion importante d’entre eux ne rentre dans sa famille que trois fois par an. Bien qu’elles aient progressé ces dernières années, les conditions d’accueil matérielles et humaines des internats ne sont pas, à ce jour, satisfaisantes. C’est pourquoi j’ai prévu d’inscrire dans la charte de l’éducation des principes pérennes qui guideront dans la durée notre action au bénéfice des élèves internes. Un plan à moyen terme est en cours de rédaction pour améliorer leurs conditions matérielles et d’encadrement. Dès l’année scolaire 2009/2010, des mesures simples et peu coûteuses permettront de mieux inscrire l’internat dans la vie des établissements et ainsi de contribuer à une meilleure prise en charge des élèves concernés (fiche III). 4) Le choix que j’ai arrêté de mettre en œuvre, dès la rentrée 2009, la rénovation de la voie professionnelle nous fournit l’opportunité de marier le goût pour ladite voie d’un pourcentage élevé d’élèves de Polynésie avec la poursuite d’un objectif capital pour le Pays, à savoir augmenter la proportion de jeunes accédant au niveau du baccalauréat. L’effort d’accompagnement des équipes pédagogiques mené en fin d’année scolaire 2008/2009 par la MCP, ainsi que les mises à niveau de nos équipements doivent nous permettre de créer les conditions de réussite d’un maximum d’élèves au baccalauréat professionnel en trois ans. Quant aux formations au CAP, je tiens à ce qu’elles permettent à tout jeune ayant fréquenté le collège d’acquérir une qualification professionnelle lui donnant de bonnes chances d’insertion (fiche IV). 5) Cette rentrée 2009 marque également un important saut qualitatif au bénéfice des élèves ayant des besoins éducatifs spécifiques. Le renforcement de l’accueil en section d’enseignement général et professionnel adaptée (SEGPA), loin de marginaliser les élèves en grande difficulté scolaire, offre à un plus grand nombre une prise en charge pédagogique adaptée, qu’elle soit le fait d’enseignants spécialisés du premier degré ou bien assurée par des enseignants du second degré en langues, EPS, technologie, disciplines professionnelles. Des actions de formation des équipes seront menées sous la double responsabilité de l’IEN-ET et de l’IEN-AIS. L’ouverture de plusieurs unités pédagogiques d’intégration (UPI) à cette rentrée permettra à nos équipes d’acquérir un savoir-faire accru dans la scolarisation des enfants porteurs de handicaps. De nouveaux projets devront être préparés pour la rentrée 2010 en concertation entre premier et second degrés, là où les besoins de poursuite de scolarisation des enfants de classes d’intégration scolaires (CLIS) sont les plus attestés. La pluralité des handicaps devra être prise en compte (fiche V). 6) Dans le domaine de l’orientation, quatre chantiers seront approfondis. Le premier porte sur la préparation des élèves au choix d’orientation. Les conseillers d’orientation psychologues et les professeurs principaux s’appliqueront, sous l’autorité des chefs d’établissement, à mettre en place un véritable programme d’éducation à l’orientation, notamment aux classes paliers. Le second axe doit nous amener à un meilleur équilibre des flux entre l’enseignement professionnel et l’enseignement général et technologique, au bénéfice de ce dernier. Un chantier sur l’accompagnement à l’insertion des jeunes sortant du système éducatif avec ou sans diplôme est lancé. Le quatrième concerne la poursuite de la modernisation des procédures, tant sur le fond que sur les supports de communication (fiche VI). 7) J’attends également que l’année 2009/2010 marque un net progrès en matière de gestion matérielle des établissements. La définition d’une liste précise de mises en chantier, la concertation renforcée en vue de la recherche de nouveaux sites de construction, l’amélioration en cours du suivi des dossiers par la DES doivent nous permettre de rattraper rapidement le retard accumulé en matière d’investissement. La formation des personnels ATEC proposée au plan de formation 2009 / 2010 vise à mieux entretenir les locaux et installations dans une démarche de développement durable. L’investissement massif sur la production d’électricité solaire rendra possible des économies substantielles en matière d’énergie, qui pourront être reportées sur des dépenses pédagogiques et d’entretien général, à ce jour trop faibles. J’insiste sur l’importance du rôle du chef d’établissement en tant qu’animateur des équipes d’intendance et d’agents de service. Il doit s’attacher à sensibiliser ses personnels à l’importance d’un entretien régulier et à les motiver quotidiennement en vue de maintenir un environnement propice aux études (fiche VII). 8) En matière de pilotage du système éducatif et de chaque établissement, l’année 2009/2010 marquera la relance des projets quadriennaux. Les établissements seront invités à un bilan-diagnostic, ouvrant la voie à la formulation d’objectifs contractualisés, qui concerneront aussi, là où ils existent, les internats. La mise en place opérationnelle du tableau de bord TAPOLYF, ainsi que les premières données relatives aux sortants, fournies par l’enquête REVA 2009, constitueront de précieux outils dans la démarche de projet. Ce travail de pilotage passe également par une démarche de simplification administrative au bénéfice des usagers, prioritairement des familles ; elle concerne les formalités, procédures et documents relatifs notamment aux bourses, examens, orientations, inscriptions. Ces formalités seront progressivement réexaminées en relation entre les établissements et tous les services de la DES. Les nouveaux systèmes d’information (sconet, EPP) contribueront de façon décisive à cette démarche (fiche VIII).
Jean-Marius RAAPOTO
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Circulaire de rentrée 2010-2011

