Séquences de 5ème - Les grandes découvertes

LES GRANDES DÉCOUVERTES ET L'AVENTURE MARITIME DE 1492 au 17ème siècle en passant par les grands voyages dans l'ancienne Polynésie : récits de voyages et récits imaginaires.

OBJECTIFS:

                     -Étudier les récits réalistes ou imaginaires de voyages en bateau du 15ème au 17ème  siècle et les récits mythiques polynésiens de voyage avec leur part descriptive.  

                              

POINTS DE LANGUE ET NOTIONS ÉTUDIÉS :

-Les marques de l’énonciation.

-La notion d’implicite.

-La transcription des chiffres, les règles sur les adjectifs numéraux.

-Le comparatif, le superlatif.

-La périphrase.

-La description : les expansions du groupe nominal, l’attribut du sujet (révisions)

-L’expression du réalisme et du merveilleux.

-L’hyberbole, l’antithèse.

-Les registres de langue (révision)

-Les types de textes : (extraits de roman, d’autobiographie sous forme ou non de journal, récits merveilleux, légendes, articles de presse, poèmes)

-La notion de héros : comment un personnage (issu de la réalité ou de la fiction) mérite-t-il le double statut de héros (personnage principal et être héroïque)

-La notion de récit cadre (dans Les Mille et une nuits).

-La chronologie : le temps du récit et celui de l’écriture.

 

 

TEXTES ÉTUDIÉS :

  • Oeuvre complète : Sindbâd de la mer page 349 à 466 (in Sindbâd de la mer et autres contes de Mille et Une Nuits, édition de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel) texte non cité
  • Extrait du Journal de bord (envoi préliminaire) de Christophe Colomb.
  • Extrait de Voyage autour du Monde de Louis-Antoine Bougainville.
  • Extrait du Livre des Merveilles de Marco Polo.
  • Poème : Les Conquérants de José Maria de Heredia (19ème siècle)
  • Extrait de Voyages de Rata in Mythes tahitiens de Teuira Henry p153 à 172. Texte non citéproposé pour une lecture cursive.

 

PRÉALABLES :

Le professeur d’Histoire aura abordé les Grandes découvertes de Christophe Colomb et des autres découvreurs. Il aura aussi exposé l’influence des Maures en Espagne puis leur défaite et l’Islam aura été étudié.

 

SÉANCE 1

Activité dominante : lecture

Objectifs : -découvrir un extrait du journal de bord de Christophe Colomb à travers la « dédicace » au roi et à la reine d’Espagne.

                - interdisciplinaire : faire le lien entre les objectifs d’un grand aventurier et le projet politique d’une grande puissance. 

                -Voir le rôle des majuscules. Quelques homonymes. 

                 -Revoir les compléments circonstanciels de temps et de lieu.           

      

  On rappelle aux élèves que le Journal de bord de Christophe Colomb a été transcrit et abrégé sauf cet envoi liminaire (mots à définir) et quelques rares passages. Les élèves ont lu le texte à la maison ont du répondre aux questions suivantes :-le rôle des majuscules dans le texte. Où manquent-elles ?

                                  -Qui s’adresse à qui ? Dans quel but ?

                                  -Trouver les homophones de « maures », «  foi », « mois », « dessein » (éventuellement « port » !).

 

Journal de bord 1492/1493

 

In nomine domini nostri Jehsu Christi   (Au nom de notre seigneur Jésus Christ) 

 

          « Très chrétiens, Très Hauts, Très excellents et Très puissants Princes, Roi et Reine des Espagnes et des îles de la mer, Nos Seigneurs.

     En cette présente année 1492, après que vos Altesses eurent mis fin à la guerre contre les Maures qui régnaient encore en Europe, et l’avoir achevée en la très grande cité de Grenade où, le deuxième jour du mois de janvier de cette même année, je vis hisser, de part le droit des armes les étendards royaux de vos Altesses aux tours de l’Alhambra qui est la forteresse de ladite cité, et où je vis le roi maure sortir des portes de la ville et baiser les royales mains de Vos Altesses et du Prince, Mon Seigneur ; bientôt, en ce même mois, en suite des informations que j’avais données à Vos Altesses des terres de l’Inde et d’un prince appelé Grand Khan - ce qui veut dire en notre langue Roi des Rois - et de ce que, maintes fois, lui et ses prédécesseurs avaient envoyé à Rome y demander des docteurs en notre Sainte Foi afin de s’en instruire, et parce que jamais le Saint Père n’y avait pourvu et qu’ainsi tant de peuples se perdaient, tombant en idolâtrie et recevant parmi eux des sectes de perdition, Vos Altesses, comme catholiques chrétiens, Princes fidèles et propagateurs de la Sainte Foi Chrétienne, ennemis de la secte de Mahomet et de toutes les idolâtries et hérésies, pensèrent m’envoyer, moi Cristobal Colon, auxdites contrées de l’Inde pour y voir lesdits princes, et les peuples , et les terres, et leur situation, et toute chose ainsi que la manière dont on pourrait user pour convertir ces peuples à notre Sainte Foi.

        Elles m’ordonnèrent de ne pas aller par voie de terre à l’Orient - par où l’on a coutume de le faire - mais par le chemin d’Occident, par lequel nous ne savons pas, de foi certaine, que jusqu’à ce jour personne soit passé.

      Ainsi, après avoir chassé tous les juifs hors de vos royaumes et seigneuries, Vos Altesse en ce même mois de janvier m’ordonnèrent de partir avec une suffisante armada auxdites contrées de l’Inde. Et, pour cela, Elles me comblèrent de grâces, m’anoblirent, décidèrent que dorénavant je m’appellerais Don et serais grand amiral de la mer Océane et vice-roi et gouverneur perpétuel de toutes les îles et de la terre ferme que je découvrirais et gagnerais, et qu’à ma suite on découvrirait et gagnerait dans la mer Océane, et que mon fils aîné me succèderait en ces titres et ainsi de génération en génération, pour toujours et à jamais.

          Et je partis de la cité de Grenade le douzième jour du mois de mai de la même année 1492, un samedi ; je vins à la ville de Palos, qui est un port de mer, où j’armais trois navires très convenables pour telle entreprise et je partis dudit port, bien pourvu de très nombreuses subsistances et de beaucoup de gens de mer, le troisième jour du mois d’août de ladite année, un vendredi, une demi heure avant le lever du soleil. […]

        En ces raisons, je me suis proposé d’écrire très ponctuellement, au jour le jour, tout ce que je ferais et verrais et qui m’arriverait pendant ce voyage, comme bien on le verra plus avant. […]

 

 

 Les élèves ont trouvé que Christophe Colomb (on commente les différences d’orthographe et on signale que l’orthographe ne fut « fixée » en France qu’au 17ème siècle) s’adresse au roi et à la reine d’Espagne.

On leur demande de quel type de texte est extraite cette dédicace et où cela est dit dans le texte : ils trouvent que c’est un extrait de « journal » de bord et repèrent à la fin du texte distribué « écrire très ponctuellement, au jour le jour ». On demande le nom du genre littéraire de ce type de texte. Peut-être trouveront-ils « autobiographie » et on peut souligner aussi la valeur historique et documentaire de ce témoignage (Colomb ne parle pas que de lui !)

  Les majuscules sont commentées : on voit bien que ce sont des majuscules mélioratives de « majesté » qui concernent à la fois le roi et la reine mais aussi la foi catholique (rappel du programme d’histoire). On fait remarquer, si personne ne l’a dit le « j» minuscule à « juifs » (normalement les noms de peuple prennent une majuscules : les Français, les Japonais). Ici bien sûr c’est dépréciatif pour le peuple en question. On rappelle le rejet des Juifs par l’église catholique durant de nombreux siècles.

Rappel du contexte historique et des combats contre les « Maures » (et non « morts » (appelés Sarrasins dans d’autres textes- nom du blé noir). Il s’agit des Arabes musulmans (allusion à l’Islam étudié en histoire).

On rappelle aussi la puissance des rois absolus. Un navigateur à qui le gouvernement français demanderait d’accomplir une mission ne répondrait pas au ministre (ou même au Président de la République) avec une telle soumission. Ici Colomb dédie son journal aux souverains d’Espagne.

On repère les noms de lieux et les dates (très précis). On rappelle les notions de compléments circonstanciels de lieu et de temps.

 

Le professeur de Tahitien pourra rappeler la façon de donner des dates d’indiquer des lieux (lieu où l’on est, où l’on va, d’où l’on vient, par où on passe.)

Les compléments de lieu on l’on est et le lieu où l’on va sont introduits par la préposition « i », qui introduit aussi les compléments d’objets, simplement le verbe de la phrase sera accompagné de la particule « mai » pour marquer le mouvement (un peu comme l’anglais utilise des prépositions post posées après le verbe.

E noho vau i Papeete : j’habite à Papeete : particule « e » sans marque de durée qui marque l’habitude + verbe « noho » : habiter + « vau » : je + « i » + Papeete.

Mais on dira Ananahi e haere mai au i te ‘oire : demain j’irai en ville : « ananahi » : demain + particule qui marque ici le futur + « haere » : aller + la particule directionnelle « mai » + « au » : je après les mots qui finissent par –i et –e + « i » + te ‘oire : la ville.

Le lieu d’où l’on vient ou dont on est originaire se marque par « no » : No Moorea Vau : je suis de Moorea ou  No te fenua Marite mai au : viens des États-Unis : ici la particule « mai » marque bien qu’il s’agit d’un mouvement pas d’une origine (« haere » : aller n’est pas exprimé).

Le lieu par où l’on passe est exprimé par « na » qui est complété par la particule directionnelle « mai » : je viens de la ville (en passant par la ville sans durée) : Na te ‘oire mai au : en passant par « na » + te ‘oire : la ville + « mai » particule directionnelle de mouvement vers + « au » : je.

 

On voit que pour les élèves polynésiens la notion de complément de lieu ne pose pas problème ce qui peut les gêner ce sont les difficultés intrinsèques de la langue française : on dit au Brésil mais en Espagne. Et l’emploi de certains prépositions à la place d’autre : il est gentil sur moi ai lieu d’avec moi. Il est venu par-dessus le truck au lieu d’il est venu en truck etc…

Souvent ce sont des traductions littérales du tahitien qui insiste beaucoup sur le lieu : il y a une foule de prépositions nuancées qui exprime lieu, la direction et ces expressions sont souvent mises en début de phrase. Dans une langue parlée par un peuple de pêcheurs et de voyageurs ces indications étaient essentielles : tei roto te i’a i te ‘upe’a : le poisson est dans le filet. Tei (à la place de i en début de phrase) « roto » (intérieur) + te i’a : le poisson + « » + te ‘upe’a : le filet. Il faut remarque l’absence de verbe et se souvenir qu’être et avoir n’existent pas donc que les tournures sont différentes de celles du français.

 

                                                                                                                                                                                           Travail sur les champs lexicaux dominants : on trouve la religion, la royauté, les possessions terrestres et les noms de lieu.

Ces mots désignent les objectifs du roi et de la reine mais aussi de Colomb.

Objectif de conversion au catholicisme pour tous mais Colomb en enrichissant l’Espagne va aussi gagner pour lui la noblesse (le titre « don »), le pouvoir pour lui et ses enfants, la richesse.

 

Travail à la maison :   Rédigez au brouillon une lettre de réponse à une demande qui vous est faite d’aller explorer un lieu lointain de la planète. Lettre adressée au ministre de la recherche par exemple.

 

SÉANCE 2 (2 heures)

 

Activités dominantes : lecture et maîtrise de la langue

 

OBJECTIFS :

- Trouver une différence de ton entre un texte écrit au 15ème siècle pour des souverains et un texte écrit dans la République française aujourd’hui.

- Repérer des marques de l’énonciation.

- Identifier ce qu’est une description positive (notion d’implicite).

 

 

-          Correction orale de ce travail : on voit bien la différence de ton !

On note juste la disposition de la lettre et les formules d’envoi et de politesses finales.

 

-          Le professeur distribue aux élèves un texte d’Antoine de Bougainville (18ème siècle) après leur avoir lu la dédicace au roi de France.       

                                                                                                                                                            Sur la dédicace : on remarque que si le ton est très respectueux, le discours est moins soumis que celui de Colomb, même si « VOTRE MAJESTÉ » et « SIRE » sont écrits en majuscules et que le mot « Roi » commence par une majuscule. Il n’est pas question de religion, en revanche Bougainville parle de la géographie. Donc ses expéditions ont des buts plus scientifiques que celles de Colomb pour qui  il s’agissait d’augmenter la puissance et la fortune de l’Espagne mais aussi de CONVERTIR.

 

L’extrait choisi se situe au début de la deuxième partie du Voyage autour du monde d’Antoine de Bougainville, intitulée Tahiti.

 

EXTRAIT du Chapitre 10

        Au reste la santé et la force des insulaires qui habitent des maisons ouvertes à tous les vents et couvrent à peine de quelques feuillages la terre qui leur sert de lit, l’heureuse vieillesse à laquelle ils parviennent sans aucune incommodité, la finesse de tous leur sens et la beauté singulière de leurs dents qu’ils conservent dans le plus grand âge, quelles meilleures preuves de la salubrité de l’air et de la bonté du régime que suivent les habitants ?

       Les végétaux et le poisson sont leur principale nourriture ; ils mangent rarement de la viande, les enfants et les jeunes filles n’en mangent jamais et ce régime contribue beaucoup à les tenir exempts de presque toutes nos maladies. J’en dirais autant de leur boissons ; ils n’en connaissent d’autres que l’eau : l’odeur seule du vin et de l’eau de vie leur donnait de la répugnance ; ils en témoignaient aussi pour le tabac, les épiceries, et en général pour toutes les choses fortes.

     Le peuple de Tahiti est composé de deux races d’hommes très différentes, qui cependant ont la même langue, les mêmes mœurs et qui paraissent se mêler ensemble sans distinction. La première, et c’est la plus nombreuse, produit des hommes de la plus grande taille : il est d’ordinaire d’en voir de six pieds et plus. Je n’ai jamais rencontré d’hommes mieux faits ni mieux proportionnés ; pour peindre Hercule et Mars, on ne trouverait nulle part de si beaux modèles. Rien ne distingue leurs traits de ceux des Européens ; et s’ils étaient vêtus, s’ils vivaient moins à l’air et au grand soleil, ils seraient aussi blancs que nous. En général, leurs cheveux sont noirs. La seconde race est d’une taille médiocre, a les cheveux crépus et durs comme du crin ; sa couleur et des traits différent peu de ceux des mulâtres. Le Tahitien qui s’est embarqué avec nous et de cette seconde race, quoique son père soit chef d’un canton ; mais il possède en intelligence ce qui lui manque du côté de la beauté. […]

       On voit souvent les Tahitiens nus, sans autre vêtement qu’une ceinture qui leur couvre les parties naturelles. Cependant les principaux s’enveloppent ordinairement dans une grande pièce d’étoffe qu’ils laissent tomber jusqu’aux genoux. C’est aussi là le seul habillement des femmes, et elles savent l’arranger avec assez d’art pour rendre ce simple ajustement  susceptible de coquetterie. Comme les Tahitiennes ne vont jamais au soleil sans être couvertes, et qu’un petit chapeau de cannes, garni de fleurs défend leur visage de ses rayons, elles sont beaucoup plus blanches que les hommes. Elles ont les traits assez délicats ; mais ce qui les distingue, c’est la beauté de leurs corps dont les contours n’ont pas été défigurés par quinze ans de torture.

       Au reste, tandis qu’en Europe les femmes se peignent en rouge les joues, celles de Tahiti se peignent d’un bleu foncé les reins et les fesses ; c’est une parure et en même temps une marque de distinction. Les hommes sont soumis à la même mode. Je ne sais comment ils s’impriment ces traits ineffaçables ; je pense que c’est en piquant la peau et en y versant le suc de certaines herbes ainsi que je l’ai vu pratiquer aux indigènes du Canada.

 

L’enseignant précise qu’un pied = 30 centimètres à peu près, et qu’au 17ème siècle les Français mesuraient en moyenne un mètre soixante cinq. Donc six pieds (plus d’un mètre quatre-vingts, c’est très grand pour l’époque)

On explique aussi que la « torture » dont parle Bougainville est une allusion au port du corset par les femmes en Europe. C’est donc de l’humour (à définir).

Il est demandé aux élèves de quel type de texte il s’agit : ils trouvent que c’est une description.

Ils doivent aussi essayer de repérer s’il y a des marques de l’énonciation et  si cette description est plutôt positive ou négative

 

- Les marques de l’énonciation : on peut remarquer les nombreuses occurrences de « je », du « nous » : « le Tahitien qui s’est embarqué avec nous ». Le point de vue du narrateur s’exprime dans des jugements « l’heureuse vieillesse », on note également les allusions malicieuses de Bougainville à l’habillement des Européennes, le parallèle entre le rouge aux joues des femmes d’Europe et les traces bleues sur les fesses des Tahitiennes, la comparaison qu’il fait entre ces sortes  de décoration et celles des Indiens du Canada (Bougainville est un grand voyageur). Les élèves bien sûr comprennent qu’il s’agit du tatouage !

- Les notations positives qui concernent les Tahitiens et Tahitiennes : (le mot « beauté » répété, les comparaison des hommes avec des dieux ou demi dieu romains (Mars et Hercule), les hyperboles : « je n’ai jamais vu d’hommes mieux faits ni mieux proportionnés », « on ne trouverait nulle part d’aussi beau modèle », il évoque aussi «la blancheur du teint » (qualité au 17ème siècle), l’art avec lequel les femmes s’habillent, le bon régime alimentaire de Tahitiens.

 

La classe en conclut donc que le jugement de Bougainville est très positif. Le professeur  demande s’il se sent supérieur à eux en tant qu’Européen la réponse est évidemment négative puisque les jugements positifs sur les Tahitiens induisent (mot à expliquer) de part leur nombres et leur intensité de façon IMPLICITE (mot et notion à expliquer) une quasi supériorité (en tout cas sur le plan physique) des habitants de Tahiti. Il faut toutefois remarquer que Bougainville valorise la blancheur de la peau (le « modèle » européen).

 

SÉANCE 3

 

Activité dominante : expression écrite

 

Objectif :

- Faire écrire aux élèves une description en plusieurs touches (chaque description est brève, comme chez Bougainville, la description fouillée se fera en quatrième). Utiliser une comparaison.

- Leur faire porter un court jugement.

 

Rédaction en classe 

Sujet :                                                                                                                                            Avec humour comme Bougainville, décrivez les habitants de Tahiti… à notre époque. Vous parlerez, comme lui, du physique, de l’habillement, de l’alimentation, de la santé. Le devoir devra comporter une comparaison avec des personnages connus (comme Mars et Hercule dans le texte de Bougainville)

 En conclusion vous porterez un jugement sur l’évolution de l’apparence des habitants de Tahiti.

 

Sera effectuée une recherche  préalable avec les élèves sur les mots de vocabulaire, concernant la corpulence, la taille, le teint, la coiffure etc…

 

SÉANCE 4

Activité dominante : oral.

 

Objectif : apprécier et commenter le travail des autres élèves.

Compte-rendu de cette rédaction. Certains élèves ont, avec humour, décrit des Tahitiens un peu « enveloppés », la casquette vissée sur la tête, le short tombant et ont parlé du diabète. Beaucoup d’entre eux concluent que les Tahitiens avaient un meilleur mode de vie au 17ème siècle. Les comparaisons avec des personnages connus sont parfois cocasses. On débat des « bons devoirs » : ceux qui font rire et en même temps réfléchir.

En liaison avec le professeur de SVT on essayera d’expliquer ce qui est négatif dans le régime alimentaire de beaucoup de Polynésiens en au 21ème siècle, on parlera aussi du diabète et des méfaits de l’alcool et du tabac.

 

Travail à la maison : Lire un texte extrait du Livre des merveilles de Marco Polo.

 Questions :  

                       - Qui est Marco Polo ?  

                        -Quels sont les pronoms qui désignent celui qui voit ? A qui s’adresse-t-il ?                                                                                                                                                                                              

                      - Relevez les termes qui évoquent la grande taille du palais et de tout ce qui y est présent.

 

Description du palais du Grand Khan

 

        Sachez que le Grand Khan demeure dans la capitale du Catay, nommée Pékin, trois mois par an : décembre, janvier et février. C’est dans cette ville qu’il a son palais, que je vais maintenant vous décrire. […]

        C’est le plus grand qu’on ait jamais vu. Il n’a pas d’étage mais le pavement est bien de dix paumes plus élevé que le sol alentour et le toit est très haut. Les murs des salles et des chambres sont tous couverts d’or et d’argent  et on y a peint des dragons, des bêtes, des oiseaux, des chevaliers, et toutes sortes  d’animaux. Le plafond est ainsi fait qu’on n’y aperçoit rien d’autre que de l’or et des peintures. La salle est si vaste que six mille hommes pourraient bien y prendre leurs repas. Les chambres sont si nombreuses que c’est un spectacle extraordinaire. Ce palais est si grand et si superbe que personne ne pourrait en concevoir un qui soit mieux fait. Les tuiles du toit sont toutes vermeilles, vertes, bleues, jaunes et de toutes les couleurs. Elles sont si vernissées qu’elles resplendissent comme du cristal, de sorte qu’on les voit briller de très loin à la ronde ; et sachez que cette toiture est si solide et si résistante qu’elle dure beaucoup d’années. […]

        J’ajoute que vers le nord, à une distance d’une portée d’arbalète, il a fait faire une colline qui a bien cent pas de hauteur et un mille de tour et ce mont est couvert d’arbres qui ne perdent pas leurs feuilles et sont toujours verts. Je peux vous dire que dès que le Grand Khan apprend qu’il y a un bel arbre, il fait transporter avec toutes ses racines et la terre où il a poussé et à l’aide d’éléphants on l’amène sur cette colline ; peu importe la grosseur de l’arbre. C’est ainsi qu’on trouve là les plus beaux arbres du monde. Je dois aussi vous dire que le grand roi a fait recouvrir toute cette colline de lapis-lazuli de couleur verte, de sorte que tout est vert, les arbres comme le sol ; c’est pourquoi la colline s’appelle le mont vert.

 

SÉANCE 5

 

 Activité dominante : Maîtrise de la langue

 

Objectifs : - repérer les destinataires et constater l’implication du destinateur

                 - trouver la valeur du pronom « on »

                 - définir les superlatifs.

                 - le repérage de la conséquence.

 

Vérification du travail et correction des questions ensemble.

On s’interroge sur les dates de Marco Polo. Les élèves ont lu au CDI qu’il voyageait par voie de terre. On leur apprend que c’est après avoir lu Marco Polo, né deux siècles avant lui, (importance de la chronologie) que Christophe Colomb décida de devenir un grand voyageur (mais par voie maritime).

Les élèves ont bien repéré après le premier « je » l’emploi de « on » : « qu’on ait jamais vu », « on y a peint », « l’on n’y aperçoit rien ». Puis le passage au « je » : « j’ajoute, « je peux vous dire ». Ils ont trouvé que le texte s’adresse aux lecteurs. On demande quel pronom les désignent, les élèves trouvent le « vous » : « je peux VOUS dire. On ajoute que le « vous » est également sous-entendu dans l’impératif du début « Sachez ».

L’enseignant demande si on peut interpréter le passage du « on » au « je ». Ils trouveront ou pas qu’un témoin direct est toujours plus crédible qu’un érudit qui raconte ce qu’il a lu dans un livre. Quand il dit « je » Marco Polo explique au lecteur de façon implicite (voir précédemment) qu’il a vu « de ses yeux » le palais.

Le professeur  rappelle la valeur générale de « on » qui doit désigner un groupe.  Les différents « on » du texte désignent soit « les gens » : « on y a peint »  qui ont vu ou aperçoivent soit les artisans ou artistes (inconnus)

Il faut insister sur le fait que, même si on le dit familièrement, on ne doit JAMAIS écrire « Mon frère et moi ON est allés(s) au cinéma » mais « NOUS sommes allés ».

En ce qui concerne la taille du palais, ils ont relevé « le plus grand », « si vaste », « chambres si nombreuses, « si grand ».

On explique la notion de superlatif (on déjà travaillé sur le comparatif), dans le cas du superlatif, justement la personne ou l’objet est incomparable aux autres. Quand on écrit de façon hyperbolique, on emploie souvent des superlatifs. On rappelle ce qu’on a déjà vu sur l’exagération épique dans une séquence précédente.

 

Le professeur de Tahitien pourra donner les équivalents des deux superlatifs.

Les professeurs de français et de tahitien pourront  parler du « on », souvent mal employé à la place de la particule « ua » par une sorte de confusion phonique qui restitue aussi la place des mots en tahitien : Particule+ verbe+ sujet + complément

Ex : « On a volé le sac, c’est Teva. » au lieu de traduire Teva a volé le sac

(Ua ‘eiā ‘o Teva i te pute) ou le sac a été volé par Teva : Ua ‘eiāhia te pute e o’ Teva.

                                                                                                                                                           On indique la différence entre superlatif relatif « le plus grand » (il y a une comparaison implicite pour dire qu’il est au-dessus des autres « super » veut dire au-dessus) et le superlatif absolu « très grand » (en ce cas on insiste sur l’importance de la grandeur dans l’absolu c’est à dire sans comparaison implicite).

Il convient de faire remarquer aux élèves que les expressions qu’ils ont relevées avec si : « si vaste », « si nombreuses », « si grand », « si bien vernissées » sont suivies de « que » et on se demande quel est le sens de cette expression. Suivent des interprétations parfois embrouillées mais les élèves comprennent la notion de conséquence, on la retrouve à la fin du texte dans « de sorte que tout est vert ».

 

Travail à la maison : *exercice sur la conséquence : repérer des propositions de conséquences dans des phrases.

                                  *compléter des phrases où il manque la subordonnées de conséquence (ou une partie de la subordonnée).

 

SÉANCE 6

 

Activité dominante : Maîtrise de la langue

 

OBJECTIFS :   -Travailler sur la conséquence.

                         -Faire un rappel sur le merveilleux.

                         -Etudier les règles d’accord sur les chiffres.

 

 Correction des exercices.  

 

Reprise du texte de Marco Polo.

 

On se demande dans quel genre de texte on a pu voir des descriptions aussi somptueuses. On cherche en quoi ce lieu est extraordinaire (à part sa grandeur dont on a déjà parlé)

Les enfants trouvent les allusions aux murs « couverts d’or et d’argent », au plafond avec « de l’or et des peintures », à la colline recouverte de « lapiz-lazuli » (il y a une note sur le lapiz-lazuli, pierre précieuse et les élèves en avaient entendu parler à propos de l’Egypte antique.)

Ils disent que cela ressemble au palais des contes de fées qu’ils ont lu en 6ème. Et l’on commente le titre du livre de Marco Polo. L’auteur a voulu faire rêver son lecteur : certes il lui propose des descriptions de lieux qu’il a vus mais il insiste sur ce qui est « merveilleux ». Et les Conquistadores étaient persuadés (en partie à juste titre)  de trouver dans les contrées étrangères de l’or et des pierres précieuses.

Travail sur les adjectifs numéraux (nombreux dans le texte) rappel de mille invariable, des règles concernant cent et vingt. Rappel qu’on n’écrit jamais de chiffres dans un texte littéraire sauf si c’est une date. Ex dans le texte de Colomb.

 

En cours de Tahitien possibilité de faire un rappel de la façon de noter les quantités. Ex : 3256 : toru tauatini piti hanere pae ahuru ma ono : « tauatini » : mille, « hanere », cent, « ahuru » : dix, « ma » : conjonction qui marque l’addition, « ono » : six. La conjonction ne se rajoute qu’entre les dizaines et les unités. Mille, cent et dix sont précédés d’unités qui donnent le nombre de milliers, de centaines et de dizaines. Les chiffres sont invariables contrairement à « cent » et « vingt » en chiffres ronds.

                                                                                                                                                    Travail à la maison : Racontez (au brouillon) comment vous avez eu l’occasion de visiter un lieu extraordinaire. Puis, en quelques lignes décrivez-le en employant, comme Marco Polo des propositions subordonnées de conséquence.

 

SÉANCE 7

Activité dominante : expression écrite.

Objectifs : -apprendre à améliorer un brouillon

                  -apprendre à écrire des propositions subordonnées de conséquence.

 

Amélioration du brouillon en classe. La description sera assez brève puisqu’à ce niveau, on commence à travailler la  description. On sera très attentif à l’emploi des subordonnées de conséquences (au moins 3, 2 avec « si…que » ou « tellement…que », et une qui commence par « de sorte que »).

 

SÉANCE 8 

Activité dominante : oral

Objectif : faire apprécier les devoirs des élèves.

Compte rendu de cette rédaction.

 

Travail à la maison :- lire le texte qu’on vient de distribuer de José Maria de Heredia Les Conquérants.

                                  -trouver à quelle époque a vécu José Maria de Heredia, quel type de texte il a écrit.

                                   -dire en une phrase pourquoi on étudie ce texte.

 

LES CONQUÉRANTS, José Maria de Heredia.


Comme un vol de gerfauts1 hors du charnier natal,

 Fatigués de porter leurs misères hautaines,

 De Palos de Moguer, routiers2 et capitaines

 Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal.

 

Ils allaient conquérir le fabuleux métal                                                                                         Que Cipango3 mûrit en ses mines lointaines,

Et les vents alizés inclinaient leurs antennes4

Aux bords mystérieux du monde occidental.

 

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,                                                                          L’azur phosphorescent de la nuit des tropiques                                                             Enchantait leur sommeil d’un mirage doré ;

 

Ou, penchés à l’avant des blanches caravelles,

Ils regardaient monter en un ciel ignoré                                                                                        Du fond de l’Océan des étoiles nouvelles.



 

 

1 « gerfauts » : oiseaux rapaces.

2 « routiers » : pillards.

« Cipango » : nom donné parfois au Japon autrefois.

4 « antennes » : pièces qui soutiennent les voiles du navire.

 

SÉANCE 9

 

Activité dominante : lecture

 

Objectifs :   - réviser la métrique, apprendre les notions de diérèse, d’assonance et d’allitérations.

        -apprendre à déduire le sens à partir des champs lexicaux.

 

On lit le texte en insistant bien sur la diérèse du vers 8  « mystéri-eux ».

Les élèves donnent des renseignements sur José Maria de Heredia et disent qu’on étudie ce texte, qui est un poème, parce qu’on travaille sur les grands voyageurs qui ont découvert les différents pays inconnus auparavant.

Le professeur  fait remarquer les dates de vie du poète. On leur donne la date de parution du recueil dont est extrait ce texte (1893). On en conclut qu’en matière de chronologie, il faut être attentif car Heredia écrit quatre siècles après le début de la découverte du nouveau monde.

L’enseignant demande comment les élèves on trouvé que c’est un poème. Les réponses fusent (ça rime, c’est disposé en allant toujours à la ligne).

On rappelle la notion de vers et de compte des syllabes.

Un élève vient au tableau pour « découper » le premier vers. Il tombe sur douze syllabes à condition d’élider le e muet de « comme » (suivi d’une voyelle.

Un deuxième élève vient pour le vers 8. Il y a des chances pour qu’il ne pense pas à élider le -e muet  de « monde » (et puis ça fait douze ! et là on explique ou ré -explique le phénomène de la diérèse et ses conséquences musicales « mystéri-eux » sonne tellement mieux que mystérieux et le son [i] est mis en valeur. On rappelle la notion d’assonance (toute la deuxième strophe comporte des sons [i], alliés aux allitérations (on rappelle le sens du mot) de [l]. Ces redoutables « conquérants », bercés par la mer des tropiques semblent plongés dans le rêve avant l’action.

On peut dire, selon le niveau de la classe et en relation avec une séquence poésie qui a pu être déjà faite qu’il s’agit d’un sonnet formé donc de deux quatrains et deux tercets.) 

Il est intéressant de s’interroger maintenant sur l’identité de ces « conquérants ». Sont-ils des héros positifs ou des êtres mauvais ?

Les enfants ont tendance à dire que ce sont des héros, d’ailleurs ils ont repéré « héroïque » et « épiques » (ils connaissent, on vient de travailler sur l’épopée, en particulier les héros du Moyen- Age et les héros polynésiens).

Le professeur propose un tableau avec le positif et le négatif.

On s’interroge sur le premier vers avec « gerfauts » et « charnier ». Il s’ensuit qu’on en conclut qu’un vol d’oiseaux de proie issu d’un charnier va massacrer les autres oiseaux, la comparaison est donc négative, « misères » est plutôt négatif aussi (bien que la misère n’entraîne pas forcément le mal mais on peut penser au vol), le mot routiers (voir note 2) vient confirmer cette interprétation négative  le mot « brutal » au vers 4 est  très négatif même si pour l’instant ce n’est qu’un rêve.

Pour le positif on trouve « capitaines » (vers 3), « héroïque » (vers 4), « épiques » (vers 9 (10 avec la numérotation) et bien sûr le titre qui a quand même une connotation méliorative.

On se demande quel est l’objet de la quête de ces « conquérants ».  On interprète la périphrase (notion à définir) « le fabuleux métal (vers 5). Il s’agit bien sûr de l’or  qui est repris par « mirage doré » au vers 1 , par contre le mot « mûrit » (vers 6) fait penser au blé (c’est- à- dire au pain indispensable à la vie (même s’il est associé dans le texte à « mines » (mines d’or bien sûr).

On voit donc que ces aventuriers, misérables au départ partent pour ne pas mourir de faim mais aussi dans l’espoir (incertain « mirage ») de trouver de l’or !

On se souvient du texte de Christophe Colomb et on se rappelle ses motivations. Il s’agissait de la gloire de l’Espagne et de la conversion (et aussi sa réussite personnelle mais l’accent était mis sur la conversion). Ici il n’est question que d’or même si, à la fin du texte le poète insiste sur leur qualité de « découvreurs » « ciel ignoré », « étoiles nouvelles ».

On demande aux enfants à qui cela leur fait penser. Le professeur d’Histoire vient de leur parler de s « conquistadores ». Ils parlent de Cortez, Pizarre qui ont parfois torturé les Indiens, les ont convertis de force, les ont traités comme des esclaves. On se souvient qu’au départ les Indiens les prenaient pour des dieux car ils étaient à cheval !

Le texte s’éclaire donc.

Les élèves se demandent si ce sont des héros. Pour le courage oui mais ils étaient cruels donc si on parle d’eux c’est à cause de leur rôle historique.

 

Travail à la maison : apprendre le texte par cœur.

SÉANCE 10

Activité dominante : oral

Objectif : bien dire un texte en mettant en valeur sa musicalité.

 

Récitation. On demandera aux élèves de mettre en valeur la musicalité du texte.

 

Distribution des livres Sindbâd de la mer et autres contes des mille et une nuits (édition de Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel folio classique).

 

Travail à la maison : lire le préambule et les deux premiers voyages.

 

SÉANCE 11

Activité dominante : lecture

 

Objectifs : - comprendre la notion de « récit cadre »

                  - repérer le merveilleux.

                  - se poser de nouveau des questions sur la notion de héros.

 

Le professeur commence par demander qui raconte l’histoire : deux réponses Shahrâzad (plus connue sous le nom de Shéhérazade). Deuxième réponse Sindbâd de la mer.

On introduit alors la notion de « récit cadre ». L’enseignant raconte le début des Mille et une nuits. Un sultan très puissant après avoir été trompé par son épouse décida d’épouser des femmes qu’il ferait tuer au lendemain de la nuit de noces. Ainsi il ne serait plus jamais trompé. Or un jour, après plusieurs mariages, il décide d’épouser la fille de son vizir, nommée Shahrâzâd qui est aussi intelligente que belle. Après sa nuit de noce, avant le lever du jour, elle commence à raconter au sultan une histoire qui le passionne et quand le jour se lève elle se tait et lui propose de raconter la suite le lendemain. Le sultan, très curieux décide de lui accorder la vie sauve jusqu’au lendemain. Mais le lendemain, Shahrâzâd s’arrête au milieu d’une autre histoire, le sultan l’épargne et cela durera mille et une nuits au bout desquelles le sultan devenu très amoureux décidera de garder son épouse.

Tous les récits des Mille et une nuits sont donc « encadrés » par le récit principal : l’histoire de Shahrâzâd et du sultan.

 

On demande aux enfants auquel des textes que l’on vient d’étudier les aventures de Sindbâd de la mer leur font le plus penser.

Certains disent « Ulysse ». Le professeur dit qu’on en reparlera mais qu’il est question  des textes qu’on étudie EN CE MOMENT : donc le texte de Marco Polo. En effet, il n’a pas de compte-rendu géographique comme dans Bougainville. Par contre Sindbâd SUBIT ses aventures : son seul courage consiste à repartir en mer, ce n’est pas un grand navigateur. Ils disent que comme dans le texte de Marco Polo on parle beaucoup d’or, de pierres précieuses.

Il est intéressant de demander ce qu’il y a en plus, car Marco Polo a VU le palais.

Les élèves trouvent qu’il s’agit d’éléments « merveilleux » : île baleine, chevaux marins, oiseau géant « l’oiseau Rukh », vallée pleine de pierres précieuses.

On note aussi ce qu’à de commun le texte des Mille et une nuits avec celui de Colomb : il s’agit bien sûr d’allusion à la religion. Dès le début du texte, Sindbâd le portefaix entend chanter les oiseaux et la narratrice dit « Des oiseaux gazouillaient et glorifiaient Dieu le très Haut sur tous les modes et dans toutes les langues. »

On peut relever d’autres allusions dans le récit.

Le professeur de Français et celui  d’Histoire leur reprécisent des éléments dur l’Islam.

 

Travail à la maison :

- Lire le troisième voyage.

- Essayer de repérer les temps du passé de la première page du troisième voyage (page 382). Faire un tableau.

- Trouver à quel récit connu de la mythologie grecque (vue en 6ème) ressemble le récit du monstre noir.

 

SÉANCE 12

Activités dominantes : Maîtrise de la langue et oral.

Objectifs : - revoir la valeur des temps du passé et la notion d’antériorité dans la passé (passé du passé).

     -s’apercevoir de la valeur universelles (archétype) des légendes, contes mythes.

 

Le tableau  des temps du passé est corrigé : on voit l’imparfait, le passé simple, le passé composé, le plus-que parfait. Les verbes sont replacés sur une ligne du temps et on trouve aussi la possibilité du passé antérieur.

La classe revoit la valeur de ces temps.

Le texte de Sindbâd de la Mer est comparé au récit du passage d’Ulysse chez le Cyclope. Les élèves ont trouvé, on leur fait raconter et puis les deux passages sont relus.

 

Travail à faire en profitant de vacances : finir de lire Sindbâd de la mer : il reste quatre voyages.

 

SÉANCE 13

 

Activité dominante : expression écrite

Bilan de lecture : Évaluation sommative

 

 Contrôle : - Racontez en les résumant les aventures de Sindbâd dans les quatre derniers voyages.                                                                                                          (12 points)

                - Le personnage de Sindbâd est-il « bon » ou « méchant » ?        (8points)

                                     a) Citez des mauvaises actions de Sindbâd.

                                     b) Donnez votre avis.

 

SÉANCE 14                                                       

 

Activité dominante : oral et expression écrite.

    

Correction de ce travail. Lecture de plusieurs devoirs (1ère partie). Résumé reconstitué ensemble.

Lecture de plusieurs devoirs (2ème partie).

 

SÉANCE 15

 

Activité dominante : oral

 

Débat et bilan autour des textes étudiés. Le professeur rappelle que l’imaginaire humain a travaillé à partir des récits de voyages de Marco Polo, que le recueil des Mille et une nuits a été traduit et est devenu à la mode au 17ème siècle en Europe alors que certains textes datent du 9ème siècle. Quant aux récits de grandes découvertes ils ont passionné les lecteurs et ont fait évoluer les mentalités.

On reparle aussi de la notion de héros parfois différente sur le plan de la morale et sur le plan historique. Certains grands découvreurs ont été très courageux mais très cruels. La postérité parle d’eux car leurs découverts ont fait évoluer l’humanité.

Une synthèse écrite est faite au tableau avec les élèves.

 

Lecture cursive : Les Aventures de Rata dans Mythes tahitiens de Teuira Henry pages 153 à 172.

 

Prolongement possible : courte séquence sur les héros de la mer à notre époque.

Texte de Tabarly, Tavae, Raphaela Le Gouvello, etc.